» Notre roi et les cinq patrons
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Jésus Roi

              

Jésus est Roi… Comme Roi, il a droit au tribut… au tribut d’honneur. Il est Roi d’Amour… Notre offrande devra être d’Amour : car il n’y a que l’amour qui plaise au Roi d’Amour ! 

 

 

Dans combien de passages des psaumes, David ne chante-t-il pas Jésus-Roi ?... Jésus est donc reconnu, acclamé Roi, Roi de Gloire avant sa naissance, et c’est sous ce titre qu’il ne cesse d’être chanté dans l’Office liturgique ; c’est comme tel qu’il faut le fêter.
 
Jésus a été traité en Roi comme Roi, par les Mages qui sont venus l’adorer et lui offrir leurs présents royaux.
 
Pendant sa vie mortelle, Jésus s’est dit égal à son Père… et Il a déclaré qu’il venait prêcher l’Evangile du Royaume de Dieu. Si Dieu a un Royaume, c’est donc qu’il est Roi ; si le Père est Roi, le Fils aussi est Roi, et son Esprit est Roi.
 
Si Jésus est venu prêcher l’Evangile du Royaume de Dieu, s’il en a fait le but de sa mission, nous voyons par là combien cela lui tient au Cœur.
 
Les foules l’avaient si bien compris, que différentes fois dans leur enthousiasme pour ses miracles et sa doctrine, elles voulaient le faire « Roi » ; mais Jésus se déroba, parce que ce n’était pas encore l’heure de sa Gloire.
 
Un jour pourtant, Jésus laisse la foule acclamer sa Royauté… Mais de quelle façon ? Quel est son trône de triomphe ?... Une modeste ânesse et son ânon… Que Jésus se montre bien là Roi plein de douceur, Roi des petits, Roi des simples, Roi des enfants et de ceux qui leur ressemblent !
 
Ils n’ont point d’arcs de triomphe, de tentures d’or, de tapis somptueux, de discours éloquents ; - mais ils prennent des branches de palmiers, qu’ils portent en leurs mains ; - ils étendent leurs manteaux sur son passage, coupent des branches d’arbres et en jonchent le sol.
 
Tous les disciples, transportés d’allégresse, se mettent à chanter les louanges du Seigneur, disant : Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur : le Roi d’Israël ! Par ces derniers mots nous voyons clairement l’acclamation de Jésus-Roi, à Jérusalem ; mais hélas ! peu de jours après, tout est changé, les cœurs sont devenus comme insensibles, les esprits ont de même perdu le souvenir de ses bienfaits.
 
Néanmoins la pensée de la Royauté de Jésus se poursuit ; c’est elle qui devient la base de son accusation chez Pilate, - et de la bouche de Jésus nous recevons l’affirmation qu’il est Roi… « Je suis Roi ! » ; et Pilate désormais le désigne comme tel, lorsqu’il parle de Jésus aux Juifs. Jésus est pour lui le Christ-Roi.
 
Bientôt commence la scène de dérision qui devra se consommer au Calvaire : le manteau de couleur écarlate, la couronne d’épines, le roseau, les génuflexions dérisoires avec les railleries : Salut, Roi des Juifs ! etc.…
Vient ensuite la présentation de Jésus aux Juifs, comme Roi : Voici votre Roi.
Le refus des Juifs de le reconnaître comme tel : « Nous n’avons d’autre Roi que César ».
 
Enfin le Crucifiement… Sur cette Croix qui devenait son trône, Jésus portait la couronne d’épines…, et au-dessus son titre de royauté : Jésus le Nazaréen Roi des Juifs.
 
De nouveau encore l’opposition des Juifs qui réclame contre l’inscription, les nouvelles insultes des soldats le sollicitant de descendre de la Croix, la proclamation de la royauté par le bon larron qui demande une place dans son Royaume, puis enfin par les témoins de sa mort et du tremblement de terre qui l’accompagne : car, le proclamant Fils de Dieu, et ayant admis que Dieu a un Royaume, nécessairement il en découle que Jésus est Roi, Roi du ciel et de la terre.
 
Ô Jésus, Roi d’Amour et de miséricorde, Tu es notre Roi ! Nous ne voulons pas d’autre Roi que Toi. Que ton règne vienne !

Le Roi et les cinq patrons de la Garde d’honneur

Le Cœur de Jésus est le Roi et le centre de tous les cœurs.

L’est-il entièrement du nôtre ? Peut-être l’est-il par la grâce de Dieu. 

 Mais, à titre de Garde d’honneur, il nous reste une mission à remplir, celle de le faire régner sur tous les cœurs qui nous entourent. Arracher au démon les âmes qu’il perd pour l’éternité et les donner à Jésus qui les a rachetées et acquises de tout son sang, n’est-ce pas la plus douce et la plus glorieuse fonction dans le service du Garde d’honneur 
 
« Un jour, dit sainte Marguerite-Marie, la très sainte Vierge me fit voir le Sacré-Cœur de Jésus comme une source d’eau vive, où il y avait cinq canaux qui coulaient avec complaisance dans cinq cœurs qu’il s’était choisis pour les remplir de cette divine abondance ».
 
Ainsi furent montrés les Patrons placés en tête de la Garde d’honneur. Chacun peut être considéré comme le modèle et le guide spécial des groupes dont se compose notre association.
  
Notre-Dame du Sacré-Cœur rallie les vierges, les épouses et les mères. Elle élève jusqu’à l’héroïsme la vocation de la femme, à la gloire du Roi des cœurs.
 
Saint Joseph prend sous sa paternelle protection les chrétiens de toutes conditions : l’étudiant, l’enseignant, le cultivateur, l’ouvrier, le magistrat, le soldat… ; il les dispose autour du Cœur de Jésus, tels « ces 60 braves d’entre les forts d’Israël… tous très expérimentés dans la guerre et invincibles dans le danger ».
 
Saint François d’Assise conduit les Religieux et les Consacrés au grand combat de l’amour.
 
Saint François de Sales guide particulièrement les Évêques, les Prêtres et les Séminaristes désireux de rendre gloire, amour, réparation au Cœur de Jésus.
 
Sainte Marguerite-Marie entraîne à sa suite la foule des déshérités, des pauvres, des malheureux, des petits que nous sommes tous.

 Ainsi, membres de l’association L’Heure de Présence au Cœur de Jésus, entourons le Cœur du Roi des Rois, et confions-nous à l’intercession de nos patrons.
 

Le Roi et les cinq patrons

de la Garde d’honneur

 

 Le Cœur de Jésus est Roi et même « Roi des rois et Seigneur des seigneurs » (Apocalypse). Ainsi le célébrons-nous au terme de l’année liturgique, lors de la solennité du Christ, Roi de l’Univers.

 

 Or, tout roi n’a-t-il pas sa cour et sa garde ? Jésus, ne mériterait-il pas d’avoir lui aussi une garde fidèle ? Telle est la pensée de Sœur Marie du Sacré-Cœur. De plus, ce titre de « Garde d’honneur du Sacré-Cœur » exprime parfaitement l’œuvre, puisque les gardes d’honneur se relaient en esprit d’heure en heure, au poste d’amour, le Tabernacle, pour rendre gloire, amour et réparation au Cœur de Jésus. Leur désir est aussi de faire un rempart de leurs cœurs contre les mépris, oublis et indifférences que reçoit Jésus dans le Sacrement de son Amour.

 

Au fond, chacun de nous s’en rend bien compte : quel honneur nous est offert d’accomplir une telle mission !

 

Sœur Marie du Sacré-Cœur avait placé l’association, qu’elle avait fondée, sous le patronage des « premiers gardes d’honneur », Madeleine, Jean, groupés au pied de la Croix, près de la Vierge Marie et témoins du coup de lance qui a percé le Cœur de Jésus.

 

Lors d’une démarche faite auprès du Saint-Siège, pour faire approuver les Statuts remaniés à la suite du Concile Vatican II, un titre nouveau a été proposé : « Heure de Présence au Cœur de Jésus ». Cette modification a été approuvée par le Conseil pour les Laïcs.

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Saint du jour
17 Décembre
Fête du jour : Gaël
Réflexion journalière
« Tirer une parole...la garder dans son coeur »

Le Royaume de Dieu est au milieu de vous.
Lc 17, 21
Actualité du moment

 

Mon coeur est en veille,
le regard tourné vers Béthleem
mon âme épie le bruit 
des pas de Joseph 
et de l'âne qui montent 
le chemin.

Enveloppée dans le lin
de son manteau, Marie
soutient son précieux
fardeau qui tressaille
pour quelques temps
encore en son Sein virginal.

Le cliquetis des sabots,
le chant des oiseaux, 
le bruissement des arbres,
le silence recueilli de Joseph, 
la prière murmurée
aux lèvres de Marie,
tout converge dans l'attente
de L'Enfant qui vient !

Ô mon âme, veille, veille
retiens ton souffle, 
car Ton Dieu se tient
à la porte de ton coeur !
voici qu'Il vient !
Veille, veille !

(Geneviève Vignes)